Septembre en Or
Cancers des plus jeunes, 23 ans d'engagement de la Ligue
Cancers des plus jeunes, 23 ans d'engagement de la Ligue
Pour avancer, il faut connaître. La Ligue a été pionnière dans le soutien à la recherche sur les cancers pédiatriques et en a fait une priorité de son action dès le début des années 2000. Grâce à sa proximité avec les chercheurs et les familles, elle a constaté que les cancers des jeunes soulèvent des questions qui doivent être traitées de manière spécifique. Son action s’est structurée en deux temps.
De 2003 à 2015, la Ligue a lancé son appel à projets thématique « Adolescents et cancer » avec pour objectif de mieux connaître et décrire ces cancers afin d'en améliorer la prise en charge spécifique. De 2015 à 2026, elle a souhaité accélérer les progrès et maintenir les efforts générés, afin que tous les enfants et adolescents puissent guérir et conserver le moins de séquelles possible. L’appel à projets s’enrichit de nouveaux objectifs pour satisfaire ces ambitions et devient « Enfants, adolescents et cancer ».
Les chiffres clés
45 millions d'euros
investis dans la recherche pour les cancers pédiatriques sur ces 10 dernières années (2016-2025).
8 enfants et adolescents sur 10
atteints d’un cancer guérissent, mais présentent parfois d’importantes séquelles.
65 projets de recherche
ont été financés par la Ligue en 2025, pour un montant de près de 7 M€.
Les cancers pédiatriques aujourd’hui
La prise en charge des cancers pédiatriques a fait des progrès spectaculaires au cours des 50 dernières années offrant à une majorité de jeunes patients les possibilités d’une guérison. Toutefois, certains cancers et sous-types particuliers présentent toujours un très mauvais pronostic qui ne s’est guère amélioré depuis les années 1970. Ces cancers pédiatriques, toujours dévastateurs pour les familles qui sont touchées, représentent encore de 15 à 20 % des cas.
Pour continuer à progresser, la prise en charge des cancers de l’enfant et de l’adolescent doit poursuivre deux objectifs majeurs : améliorer la survie des formes les plus graves (réfractaires ou en rechute) et réduire l’impact des traitements sur la santé à long terme des jeunes guéris.
Atteindre cet objectif passe par une meilleure connaissance de l’origine de ces cancers et de leur biologie particulière. De fait, le développement de nouvelle approches thérapeutiques est depuis quelques années marqué par un changement de paradigme. L’approche empirique, fondée sur la recherche de combinaisons optimales associant chimiothérapie-chirurgie-radiothérapie, qui prévalait auparavant, a permis de remarquables avancées. Toutefois, il existe encore à un plafond de verre concernant la part de cancers pédiatriques encore incurables.
Focus sur les travaux de recherche de Benjamin Ory
Focus sur les travaux de recherche de Benjamin Ory
Comprendre les mécanismes à l’origine de la chimiorésistance des ostéosarcomes pour identifier des vulnérabilités de la cellule tumorale exploitables à des fins thérapeutiques.
Les travaux de l’équipe CHILD, co-dirigée par Benjamin Ory et François Lamoureux, soutenus par le comité départemental des Pays de la Loire de la Ligue, montrent qu’une petite molécule anticancéreuse (le NXP800), déjà en phase d’essais cliniques dans plusieurs cancers de l’adulte, pourrait peut-être venir enrichir l’arsenal thérapeutique contre l’ostéosarcome pédiatrique.
L'ostéosarcome est la tumeur osseuse primitive maligne la plus fréquente chez l'enfant et l'adolescent. Le traitement actuel consiste en une chimiothérapie associée à une intervention chirurgicale, permettant 70 % de survie à cinq ans pour les tumeurs localisées, et seulement 25 % pour les patients présentant une résistance à la chimiothérapie conventionnelle.
Déjà évalué dans plusieurs essais cliniques, le NXP800 pourrait donc constituer, à terme, une option thérapeutique dans le traitement de l’ostéosarcome pédiatrique, en monothérapie ou en association avec les chimiothérapies actuellement utilisées.
L’appel à projets « Enfants, adolescents et cancer »
En 2020, la Ligue a donné une nouvelle orientation à sa politique de soutien de la recherche sur les cancers pédiatriques en priorisant deux objectifs : guérir plus de jeunes touchés par ces maladies et les guérir mieux.
L’appel à projets « Enfants, adolescents et cancer » est le fer de lance de l’action de la Ligue en matière de soutien à la recherche sur les cancers des plus jeunes.
Quelques exemples de projets soutenus depuis l'année 2025 :
Cet appel à projets est dédié au financement de consortiums et d’équipes scientifiques dont les recherches ciblent prioritairement : les cancers réfractaires aux traitements ou en rechute après traitement ; l’amélioration des traitements et prises en charge des cancers considérés comme « guérissables » pour limiter les effets secondaires lourds et le risque de second cancer.
Chaque projet est doté d’un budget de 50-70 000 € pour des projets mono-équipe, jusqu’à des montants beaucoup plus conséquents, de 700 K€ à 1,3 M€ sur des durées de 3 à 5 ans, pour les projets « consortium » réunissant plusieurs équipes.
Illuminons l'espoir le 26 septembre !
Aux côtés de la Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l'enfant et de l'adolescent (SFCE) et ce pour la deuxième année consécutive, la Ligue se mobilisera, avec de nombreuses associations, pour une soirée placée sous le signe de l'espoir.
Un événement national d'envergure, pour les enfants atteints d'un cancer, ponctué par l'illumination en doré, à 20h précises, d'un monument emblématique de chaque ville participante. Du côté de la Ligue, deux comités se mobilisent pour porter ce message à travers le territoire : Bordeaux (CD 33) et Clermont-Ferrand (CD 63). La Fédération sera quant à elle présente au Musée des Arts Forains - Pavillon de Bercy à Paris.
Nous vous invitons, toutes et tous, à rejoindre ce moment festif et solidaire pour faire briller haut et fort le symbole de la lutte contre les cancers pédiatriques !
Soutenir la Ligue collectivement
Ensemble nous allons toujours plus loin !
Aidez-nous à soutenir la recherche dédiée aux cancers pédiatriques en faisant un don à la Ligue contre le cancer et ainsi participer à financer les chercheuses et chercheurs engagés dans la lutte contre la maladie.
Grâce à votre soutien de chaque instant, la Ligue contre le cancer est le premier financeur associatif de la recherche en France.
Le communiqué de presse et la brochure d'information
Cancers pédiatriques et malinformation
Le terme épidémie correspond à l’augmentation rapide d’une maladie à un endroit et dans un laps de temps donné. Le registre national des cancers de l’enfant (RNCE), placé sous la responsabilité de l’Inserm, recense tous les enfants et adolescents domiciliés en France et atteints d’un cancer ou de certaines tumeurs bénignes avant l’âge de 18 ans.
Les données qu’il compile – depuis 1990 pour les hémopathies malignes et 2000 pour les tumeurs solides – ne montrent pas d’augmentation importante des cas mais une incidence plutôt stable des cancers pédiatriques sur les 20 dernières années, il est donc incorrect de parler d’épidémie de cancers pédiatriques aujourd’hui en France.
Il est aujourd’hui admis que 10 à 15 % des cas de cancers pédiatriques sont liés à des facteurs génétiques favorisants. Ceci ne signifie pas pour autant que la part restante, 85-90 %, est liée à l’environnement. Des causes génétiques encore non identifiées et d’autres mécanismes comme des mutations somatiques peuvent être évoquées.
De fait, l’identification des facteurs de risques environnementaux potentiels s’impose comme un défi scientifique en raison de la rareté des tumeurs de l’enfant ainsi que de la difficulté de bien définir l’exposome depuis la période prénatale ; l’exposome des parents, notamment de la mère est également un objet d’étude. Concernant ce dernier point et les risques potentielles liés aux pesticides, le résumé de l’expertise de l’Inserm "Pesticides et santé" (2021) précise que « les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse (exposition professionnelle ou par utilisation domestique) ou chez l’enfant et le risque de certains cancers, en particulier les leucémies et les tumeurs du système nerveux central. »
La nature biologique particulière des cancers de l’enfant (il s’agit principalement de tumeurs embryonnaires) et les conditions de leur survenue font qu’il n’est pas possible d’extrapoler à ces maladies ; ce qui est connu du rôle de l’environnement dans les cancers de l’adulte.
Les cancers pédiatriques
Chaque année depuis 2004, la Ligue maintient un appel à projets de recherche annuel récurrent sur les cancers des plus jeunes, enfants, adolescents et jeunes adultes. Sur les cinq dernières années, le montant total de l’investissement de la Ligue dans la recherche sur ces cancers s’est élevé à près de 22,5 M€.